Judy Chicago
Judy Chicago: Herstory, 2023
Vue d’exposition, New Museum, New York
Avec l’aimable autorisation du New Museum
Photo © Dario Lasagni

Programme 2024 :
À partir du 30 juin 2024

Parc des Ateliers
Le 

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Le programme 2024 s'ouvrira en deux étapes :
à partir du 1er juin puis à partir du 30 juin.

Erika Verzutti
Venus com Espatula, 2013
Porcelaine, argile, acrylique et côte de poterie
17 x 17 x 36 cm
Photo © Eduardo Ortega

The Life of Sculptures
Erika Verzutti

La Tour, Galerie Est, Niveau 0

Erika Verzutti (1971) est une sculptrice brésilienne qui vit et travaille entre São Paulo et l’Europe. Verzutti sera en résidence à LUMA Arles de mai à juillet 2024. Cette résidence constitue une plateforme permettant à Verzutti de produire un ensemble significatif de nouvelles oeuvres, de présenter une exposition, The Life of Sculptures, et de développer un projet de film en cours qui sera tourné à Arles. La pratique plurielle de Verzutti en tant que sculptrice englobe des formes organiques, humaines et animales, des références à l’art moderne et moderniste, des citations d’architecture et d’art brésiliens, ainsi qu’une suggestivité ludique proche de l’érotisme. Souvent coulées en bronze ou en béton, les sculptures (et les « oeuvres murales » tridimensionnelles) conservent une touche légère et une palette colorée, avec des formes qui évoquent des associations de fruits, de corps, de paysages et d’histoire de l’art. Pour The Life of Sculptures, Verzutti a repris ses formes verticales caractéristiques (rappelant The Endless Column de Constantin Brancusi aux accents tropicaux) et les a littéralement couchées sur des journaux enrobés de résine. Ce cadre de repos sculptural ou d’épuisement pur et simple est situé parmi plusieurs reliefs en bronze. Ceux-ci partagent souvent des motifs tels que des parties du corps, des orbes ou des oeufs, ainsi que des traces de la main de l’artiste ou d’outils de sculpture, créant ainsi un paysage de rêve surréaliste et anthropomorphique autour des sculptures au repos. L’exposition suggère aussi un espace d’atelier (l’artiste apportera des modèles en argile de son travail en cours), au sein duquel il lui est possible d’absorber à la fois ce qui a été fait et ce qui pourrait advenir. L’exposition comprend également une série de modèles en argile, des rebuts qui reposent dans un « cimetière sculptural », complétant ainsi le cycle de vie des sculptures de Verzutti.

La prochaine exposition de Verzutti, Notizia, à la Fondazione ICA de Milan, sera inaugurée en avril et se poursuivra jusqu’en juillet 2024. Parmi ses précédentes expositions personnelles, citons New Moons, CCS Bard Galleries, Annandale-on-Hudson, New York (2023) ; Tantra, Museo Experimental el Eco, Mexico (2023) ; Churros and Rain, Andrew Kreps Gallery, New York (2022) ; A indisciplina da escultura, Museu de Arte de São Paulo Assis Chateaubriand, São Paulo (2021) ; Erika Verzutti, Nottingham Contemporary, Nottingham (2021) ; Erika Verzutti, Centre Pompidou, Paris (2019) ; Aspen Art Museum, Aspen (2019) ; Pivô, São Paulo (2016) ; Sculpture Center, New York (2015) ; Tang Museum, Saratoga (2014) ; et Centro Cultural São Paulo (2012). Ses expositions institutionnelles incluent la 57e Biennale de Venise (2017) ; la 32e Biennale de São Paulo (2016) ; le 34e Panorama de l’art brésilien, Museu de Arte Moderna de São Paulo (2015) ; 2013 Carnegie International, Pittsburgh (2013) ; la 9e Bienal do Mercosul, Porto Alegre (2013) ; et la 11e Biennale de Lyon (2011).

© Lee Friedlander, avec l’aimable autorisation de Fraenkel Gallery, San Francisco et de Luhring Augustine, New York

Lee Friedlander Framed by Joel Coen
Lee Friedlander

La Tour, Galerie des Archives, Niveau -2

LUMA Arles présentera Lee Friedlander Framed by Joel Coen, une exposition née de la collaboration entre le photographe américain et le célèbre cinéaste. À travers 70 tirages et un film, l’exposition passe en revue les 60 ans de carrière de Friedlander. La sélection de Joel Coen synthétise son approche singulière en matière de composition et dévoile une affinité inattendue entre ces deux artistes : tous deux explorent avec fascination le pouvoir sournois des images : cadre fragmenté, composition trompeuse, plan disloqué, effet de miroir. Véritable mise en abyme cinématographique, l’exposition déroule les tirages tels des mini récits individuels, étranges et anonymes.

Gustav Metzger, Historic Photographs: To Crawl Into – Anschluss, Vienna, March 1938, photographie noir et blanc sur vinyle et couverture en coton, 1996-2011
Vue de l’installation, Gustav Metzger, Act or perish!, Centre d’Art Contemporain Znaki Czasu, Toruń, Pologne
© Wojciech Olech
Avec l’aimable autorisation du Centre d’Art Contemporain Znaki Czasu à Toruń

Archives Hans Ulrich Obrist – Chapitre 4 :
Gustav Metzger – Chacun de nous, tous ensemble

Gustav Metzger
La Tour, Galerie du Cerisier, Niveau -2 et Underground -3

Pour ce quatrième chapitre, les Archives Hans Ulrich Obrist à LUMA Arles présentent une exploration de l’oeuvre de Gustav Metzger (né le 10 avril 1926 à Nuremberg, décédé le 1er mars 2017 à Londres), figure essentielle pour l’écologie et de l’activisme dans les arts. S’appuyant sur une amitié de deux décennies entre Metzger et Obrist, l’exposition, déployée sur deux niveaux, offre à la fois une immersion au coeur d’archives inédites, mais aussi un panorama des oeuvres les plus emblématiques de l’artiste, dont la pertinence est plus que jamais urgente.

Lors de leur première visite d’atelier en 1991 à Glasgow, Douglas Gordon a encouragé Hans Ulrich Obrist à explorer les oeuvres de Gustav Metzger et John Latham, deux pionniers et inspirations incontournables pour une génération d’artistes alors émergente au Royaume-Uni. Après avoir consulté le catalogue de « Art Into Society – Society Into Art » [L’art dans la société, la société dans l’art, 1974] qui présentait sa contribution, un appel aux Years without Art [Années sans art, 1977- 1980], Obrist a tenté par tous les moyens de joindre Metzger.

Leur première conversation enregistrée a eu lieu en 1997 au légendaire Café Cosmo, un sanctuaire pour les exilés politiques pendant les conflits du XXe siècle à Londres. Leur dialogue a continuellement révélé l’engagement et le militantisme de Metzger pour l’environnement. Leur relation s’intensifie à l’arrivée de Hans Ulrich Obrist à Londres. Metzger a été un participant clé au premier marathon de la Serpentine, le Interview Marathon [Marathon d’entretiens, 2006] conçu avec Rem Koolhaas. Il a été la seule personne à ne pas avoir fermé l’oeil durant les 24 heures qu’ont duré ces conversations. Cultivant le mystère, Metzger utilisait exclusivement des cabines téléphoniques londoniennes comme moyen de communication. Ainsi, la Serpentine est devenue en quelque sorte sa boîte postale pendant sa rétrospective Decades: 1959–2009 [Décennies : 1959–2009, 2009]. Il y a par la suite co-organisé le Extinction Marathon: Visions for the Future [Marathon de l’extinction : Visions pour le futur] en 2014.

La phrase « All of us together » [Chacun de nous, tous ensemble], composée en 2014 pour le Handwriting Project [Projet d’écriture manuscrite] de Hans Ulrich Obrist, fait partie d’une collection de notes que Metzger intitule Extinction Handwritings [Écritures d’extinction]. L’exposition compile les questions que Metzger a soulevées au cours de sa vie et de sa carrière, manifestées par la présentation de documents d’archives, d’une dizaine d’heures d’entretiens, de notes manuscrites et imprimées. La présentation des archives complète une exposition qui rassemble des oeuvres telles que le Liquid Crystal Environment [Environnement de Cristal Liquide, 1965-2024] ou encore MASS MEDIA: Today and Yesterday [Médias de masse: Aujourd’hui et hier, 1972/2024]. Des affiches créées en l’hommage de Metzger soulignent la portée de son travail et son importance dans la confrontation aux crises d’aujourd’hui et de demain. Non sans rappeler les initiatives et les efforts de Luc Hoffmann, Gustav Metzger restera, lui aussi, par ses oeuvres, par sa pensée, un pilier de la cause écologique des XXe et XXIe siècles.

William Kentridge
Image extraite du film You Whom I Could Not Save, 2023
Vidéo monocanal HD
7 minutes 23 secondes
Avec l'aimable autorisation du William Kentridge Studio

Je n’attends plus
William Kentridge

La Mécanique Générale, Face Nord

William Kentridge compte parmi les artistes les plus protéiformes de sa génération. Alliant le dessin, le film, la sculpture, ainsi que le théâtre et l’opéra, il est renommé pour sa pratique politiquement engagée. Conjointement avec sa nouvelle création mondiale The Great Yes, The Great No, qui fera ses débuts à LUMA Arles cet été, l’exposition Je n’attends plus présente un ensemble d’oeuvres majeures dont certaines inédites en Europe. Portant sur la migration, l’oppression des peuples, la transmission de l’histoire et le rôle de l’artiste dans une société sous contrainte, l’exposition réunit un remarquable ensemble expérimental et performatif.

À l’intersection de l’intime et du politique, le travail de William Kentridge interroge depuis plus de quarante ans l’histoire sud-africaine. Ses installations filmiques déploient des fresques rythmées toujours influencées et infléchies par le contexte et les expressions culturelles de Johannesburg, la ville dans laquelle elles sont réalisées. Elles s’inspirent simultanément d’éléments issus de l’histoire européenne d’avant-garde dans des accents post-cubistes, dadaïstes et surréalistes. Le travail du dessin au fusain, l’incrustation de masques, de collages, de marionnettes et ses sculptures confèrent à ses oeuvres une dimension onirique, liminale et parfois abstraite, composante importante de la singularité du langage de Kentridge.

Si les problématiques coloniales et raciales liées au contexte sud-africain sont des points de départ vers des questionnements universels, Kentridge s’intéresse également à d’autres géographies, comme la Russie de l’Union soviétique, l’île de la Martinique et l’Empire germanique. En plus d’une nouvelle production autour de l’opéra The Great Yes, The Great No, l’exposition présentera de vastes installations dans l’espace de La Mécanique Générale, dont Oh To Believe in Another World (2022), More Sweetly Play the Dance (2015) et Kaboom (2018), ainsi que les iconiques tapisseries de la Porter Series.

Theaster Gates
Vessel at Theaster Gates Studio, 2020
Photo © Chris Strong
Avec l'aimable autorisation du Theaster Gates Studio

Le chant du centre
Theaster Gates

La Grande Halle, Est

LUMA Arles présente Le chant du centre (2024), nouveau concept artistique en collaboration avec Theaster Gates dans le cadre d’un engagement au long terme auprès de cet artiste de renom. Le chant du centre s’inscrit dans le sillage du succès de Min | Mon (2023), la première exposition de Gates à Arles et poursuit l’exploration continuelle par l’artiste de la performance, de la matérialité et du labeur sous la forme d’une série de projets créatifs ambitieux. En 2023, Gates transformait La Grande Halle en une installation participative : était introduite une collaboration autour du saké avec Sawada Sake Brewery, à Tokoname au Japon, une cabine de DJ avec des vinyles de sa collection personnelle, ainsi que d’un film, de sculptures et ses propres objets en céramique. Conçu comme un espace permettant aux visiteur·euses de faire l’expérience des éléments clés de sa pratique artistique, Min | Mon soulignait l’importance de l’artisanat, de la convivialité et de l’hybridité culturelle à travers une philosophie et spéculation que Gates nomme « Afro-Mingei ».

À l’été 2024, Gates mettra à l’honneur ses origines artistiques en tant que potier et élargira cette proposition spéculative en transformant La Grande Halle de LUMA Arles en un atelier de production expérimentale de céramiques. Gates y prolongera son intérêt pour la tradition japonaise du mouvement Mingei en invitant les visiteur·euses à observer la performance et le processus de fabrication, approfondissant ainsi notre appréciation collective de l’importance historique et contemporaine de l’argile comme médium. Au fil de l’exposition, la production de céramiques viendra augmenter le volume des objets accumulés dans La Grande Halle créés par Gates et les potier·es de son atelier.

En juillet 2024, dans le cadre de l’exposition Le chant du centre, LUMA Arles accueillera la Black Artists Retreat (BAR) : une retraite annuelle d’artistes noir·es organisée par Gates depuis un peu plus de dix ans. Conçue à une époque lors de laquelle les artistes noir·es étaient rarement invité·es à se réunir en dehors d’institutions blanches, BAR mettait radicalement en lumière la nécessité de la création, de la préservation et de l’entretien d’espaces dédiés aux artistes noir·es à travers le soin, la recherche critique et la convivialité. Année après année, BAR démontre le potentiel générateur de moments et de lieux pensés pour le repos, la joie, la constitution d’une communauté et le partage ouvert des artistes noir·es dans le cadre d’une retraite. Cette année, des artistes basé·es en France, en Europe et au-delà sont invité·es à se réunir à Arles plusieurs jours afin de réfléchir ensemble à leur pratique, aux questions liées à la Noirceur [Blackness] à l’intérieur des traditions artisanales noires, à la présence et à l’importance de la pratique contemporaine noire dans le contexte d’une conversation mondiale plus large.

Judy Chicago: Herstory, 2023
Vue d’exposition, New Museum, New York Courtesy New Museum
Photo © Dario Lasagni

Herstory
Judy Chicago
Le Magasin Électrique, Bloc A

Judy Chicago: Herstory a été présentée au New Museum de New York en 2023. Elle a reçu des critiques élogieuses, car elle proposait pour la première fois un contexte historique et narratif à l’ensemble de son oeuvre. L’exposition constitue à ce jour la rétrospective la plus complète de l’artiste féministe emblématique dans un musée new-yorkais. LUMA Arles l’accueillera à l’été 2024, à Arles, sous une forme repensée et élargie s’appuyant sur le succès de celle du New Museum. Couvrant plus de soixante ans de la carrière de l’artiste pour l’exposition la plus vaste de son oeuvre en Europe, Herstory retrace la pratique de Chicago depuis ses premières expérimentations minimalistes dans les années 1960 et son art féministe révolutionnaire des années 1970 jusqu’à ses séries des années 1980 et 1990 – telles que Birth Project, PowerPlay, Resolutions : A Stitch in Time (1994-2000), et The End : A Meditation on Death and Extinction (2012-2018) – qui élargissent le champ d’action de son programme conçu pendant la deuxième vague féministe pour faire face aux catastrophes environnementales, aux génocides, aux inégalités sociales, à la naissance et à la création, à la mortalité et à la construction de la masculinité. En replaçant la méthodologie féministe de Chicago dans le contexte des nombreux mouvements artistiques auxquels elle a participé – et de l’histoire desquels elle a souvent été effacée –, Herstory met en évidence l’impact considérable de Chicago sur plusieurs décennies.

La nouveauté de l’incarnation à LUMA Arles réside dans une reprise de la Feather Room, oeuvre de jeunesse avant-gardiste de Chicago, placée au centre de l’exposition, ainsi que An Homage to Arles, une nouvelle Smoke Sculptures™ de commande, l’un des temps forts des événements d’ouverture.

 

« Judy Chicago: Herstory » est organisée en partenariat avec le New Museum. Dior était le partenaire principal au New Museum, où l’exposition a bénéficié du soutien majeur de Jordan Schnitzer/The Harold & Arlene Schnitzer CARE Foundation.

L’exposition a été initialement organisée par Massimiliano Gioni, Directeur artistique d’Edlis Neeson, Gary Carrion-Murayari, Curateur senior de la famille Kraus, Margot Norton, ancienne Curatrice senior d’Allen et Lola Goldring et actuellement Curatrice en chef du Berkeley Art Museum et de la Pacific Film Archive, et Madeline Weisburg, Assistante curatrice, assistée de Ian Wallace, Assistant curateur.

L’exposition à LUMA Arles est curatée par Vassilis Oikonomopoulos, Directeur des expositions et des programmes.

EBB
Me Time, image de synthèse, 2024

EBB

Me Time
EBB

La Tour, Studio 1 

Initié par Neïl Beloufa, EBB invite des artistes, auteur·ices et cinéastes à expérimenter avec les technologies qui façonnent nos vies numériques dans l’économie de l’attention d’aujourd’hui. Dans le cadre d’une recherche au long cours sur l’utilisation de la technologie au service de la vision des artistes, cette initiative présente des technologies telles que l’IA générative, la gestion de la confidentialité des données, les algorithmes de recommandation et la personnalisation de l’information, en les rendant accessibles et exploitables.

Me Time présente un dispositif artistique conçu pour créer des œuvres d’art et des récits mêlant légendes urbaines, folklore, systèmes de croyance et réalité. Le long d’un réseau d’infrastructures numériques et physiques dans le Parc des Ateliers et la Tour, des histoires qui se déploient – racontées à travers le prisme du langage visuel des artistes invité·es à participer au projet – transforment la visite de LUMA Arles en un voyage narratif dirigé par les visiteurs. Dans ce cadre ouvert et flexible, les visiteurs peuvent interagir avec les œuvres d’art de différentes manières, en façonnant les décors, en modifiant les narrations, et en s’intégrant en tant que personnages. À la fin de chaque parcours, une salle de projection interactive et immersive – à la fois théâtre et agora – affiche des médias personnalisés qui manifestant l’imagination du spectateur d’une manière imprévisible.

Me Time examine comment les technologies peuvent être réaffectées, poétisées ou critiquées, et explore les manières dont elles peuvent bénéficier aux artistes, aux visiteur·euses et, en fin de compte, à la société, plutôt que d’être simplement exploitées. Sous la forme d’une expérience ludique, ce projet offre un espace de production culturelle expérimentale permanente, permettant ainsi l’émergence de nouvelles formes critiques de collaboration et de cocréation.

Jill Mulleady est la première artiste à participer à Me Time à LUMA Arles, et d’autres collaborations seront annoncées prochainement.

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