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Naomi Rincón Gallardo

Artiste

Naomi Rincón Gallardo est artiste. Elle construit des récits imaginaires, souvent inspirés par les mythes et récits mésoaméricains de résistance à la dépossession hétéropatriarcale et coloniale. Dans ses histoires, les croyances ancestrales se combinent avec des références esthétiques contemporaines, comme le bricolage et l’esthétique queer, créant un univers visuellement saturé et abondant, mais aussi familier dans une construction presque artisanale. Parmi ses œuvres notables, on compte Sangre pesada (Sang lourd, 2018), Resiliencia Tlacuache (Résilience Tlacuache, 2019). Ses expositions incluent la biennale de Berlin (2020) et la biennale de Venise (2022).

L’artiste et chercheuse Naomi Rincón Gallardo (1979, Caroline du Nord ; vivant à Mexico) évolue entre la performance et la vidéo pour construire des récits imaginaires, souvent inspirés de mythes, d’histoires et de récits mésoaméricains de résistance à la dépossession hétéropatriarcale et coloniale. Dans ses histoires, les croyances ancestrales se mêlent à des références esthétiques contemporaines, comme le bricolage et la théorie queer, créant un univers visuellement saturé et abondant, mais aussi familier dans sa construction presque artisanale. Rincón Gallardo a recours à des stratégies issues du féminisme militant et de la théâtralité radicale, domaines dans lesquels elle agit à la fois en tant qu’artiste et provocatrice afin de proposer des modèles d’interaction et de rencontres sociales queer. La référence directe et explicite de certaines œuvres à des épisodes où des femmes indigènes ont lutté pour leur territoire confirme la complexité d’une pratique actuelle et exigeante, mais aussi enracinée dans la cosmologie indigène dense de la Mésoamérique.

Sangre pesada [Sang lourd] (2018), par exemple, est né d’une enquête sur le monde minier de Zacatecas, dans le centre du Mexique, où l’extraction de l’argent a commencé dès le XVIe siècle. Dans cette installation vidéo à trois canaux, l’artiste oppose la sagesse et les mythes locaux à l’héritage destructeur des processus d’exploitation coloniaux et néocoloniaux. De la même manière, dans des œuvres comme Resiliencia Tlacuache [La Résilience du tlacuache], elle étudie les procédures d’expropriation à l’œuvre dans l’État de Oaxaca au Mexique. En traitant de questions contemporaines pressantes par le biais de fables et de légendes souvent cachées et passées sous silence, et en donnant toute son importance à la musicalité, Rincón Gallardo aborde des thèmes essentiels à la conception même de la 34e Bienal, comme la liberté qui peut jaillir d’une création née de la solitude et de l’invisibilité, et l’importance du chant dans la résistance aux traumatismes et menaces de toutes sortes.

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