Art et anarchisme : l’égalité entre différend et mésentente

Une conférence de Catherine Malabou
Samedi 29 janvier de 16h00 à 18h00
La Tour, Auditorium (1er étage)

Voir plus
L’ÉVÉNEMENT EST COMPLET.

Nous avons atteint le quota des places en pré-réservations, cependant des places seront disponibles sur place le jour même (dans la limite des places disponibles).
Si vous souhaitez être informé.e dès que le replay de la conférence sera disponible en ligne, inscrivez-vous ci-dessous.

Les recherches et les écrits de Catherine Malabou couvrent un large éventail de sujets, notamment la relation entre la philosophie, la psychanalyse et les neurosciences, ainsi que nombre de concepts féministes contemporains.

Son nouveau livre, Au Voleur ! Anarchisme et Philosophie, est publié aux Presses Universitaires de France (PUF). Dans ce dernier, Catherine Malabou s’interroge sur les raisons qui poussent des figures majeures de la philosophie, à passer sous silence la notion d’anarchisme, alors que nombre des concepts qu’ils ont développés s’en inspirent.

Dans le cadre de cette conférence, elle explorera plus particulièrement les liens entre art et anarchisme, à travers une réflexion sur deux figures éminentes des dernières décennies à savoir Jean-François Lyotard et Jacques Rancière sur le rôle politique de l’art.

Selon Catherine Malabou : « un débat emblématique des rapports entre art et philosophie lors de ces dernières décennies est celui qui a opposé Jean-François Lyotard et Jacques Rancière sur la question du rôle politique de l’art. Pour Lyotard, c’est paradoxalement dans l’imprésentable que se manifeste le différend politique, qui oppose les cris à la loi. Ainsi, l'égalité ne peut ni être représentée, ni apparaître. Rancière à l’inverse affirme l’ouverture de toute expérience par sa mise en forme artistique. L’art, en déplaçant la mésentente politique, permet de réparer le dispositif social et de figurer l’égalité en donnant aux spectateurs la possibilité d’apparaître sur la scène politique en s’émancipant eux-mêmes. Lyotard comme Rancière concluent chacun, en partant de ces raisons opposées, à une définition de l’art comme dispositif anarchiste. Qu’en est-il aujourd’hui ? »

Droits réservés

Catherine Malabou est professeure de philosophie à l’Université de Kingston (Royaume-Uni) et à l’Université de Californie à Irvine. Parmi ses nombreuses publications : Avant Demain. Épigenèse et rationalité (Puf, 2014), Métamorphoses de l’intelligence (Puf, 2020, « Quadrige »), et Le Plaisir effacé. Clitoris et pensée (Payot-Rivages, 2020).

Rechercher

Panier

s’identifier

Vous avez déjà un code d'accès ?
Cliquez-ici pour l'utiliser

Veuillez indiquer votre adresse e-mail ci-dessous.