Nacera Belaza : « Le corps n’est qu’une émanation possible de ce qui traverse l’individu »

En résidence à LUMA Arles

Intervenant·e·s Nacera Belaza

Arles, 
Octobre 2020

À l’occasion de la création de sa nouvelle pièce intitulée « L’Onde », nous avons invité Nacera Belaza ainsi que sa compagnie de danse pour deux semaines de résidence artistique. 
Forte de sa double culture franco-algérienne, Nacera a toujours été fascinée par les danses traditionnelles nord-africaines. Largement inspirée par ces dernières qui placent l’esprit au centre de la danse, la chorégraphe nous plonge avec sa nouvelle œuvre dans un univers où l’instinct est le seul guide.
L’Onde est un voyage qui explore le rituel, visite l’intime : l’essence même de l’être humain. En explorant le mouvement lent et répétitif, Nacera Belaza laisse le lâcher-prise originel surgir afin de faire émerger la nature profonde de l’humain, cette nature commune qui nous unit. Via une écoute sensible de leurs corps et de l’espace, les danseurs puisent leurs gestes dans leur for intérieur, habitant entièrement le plateau, pourtant vide.

Comment exprimer son moi-profond ? Comment être maître de son corps ? Comment atteindre le lâcher-prise ? Nous abordons ces questions avec Nacera Belaza à travers cette interview.

BIOGRAPHIE : 

Nacera est née en 1969 à Médéa, en Algérie. C’est en autodidacte qu’elle est entrée en danse, poussée par la nécessité vitale de s'exprimer, de dire et dénouer la complexité d'une double appartenance culturelle. C'est, pendant l'enfance puis l'adolescence, de ce corps contraint et confiné par le choc des cultures que surgit spontanément le langage, puisant la matière tout d'abord en soi puis dans ce que lui apportera la littérature.
Nacera Belaza chorégraphie un cheminement intérieur, l'espace, le vide en soi, les zones d'ombre et de lumière, le vertige, la répétition. Elle fait de la danse une plongée verticale introspective. Ses pièces explorent le mouvement en un souffle serein, profond et continu, confrontant la patience, la rigueur, le dépouillement au « vacarme assourdissant de nos existences », rendant au geste son utilité existentielle. 
Son travail, reconnu et salué par le ministère de la culture, lui a valu en 2015 d’être nommée Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres. En 2017, la SACD a également salué son parcours en lui remettant le Prix Chorégraphe.

 

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